Une vidéo publiée hier sur la chaîne Legend affiche un chiffre qui fait réagir : 6 000 € par mois pour une assistante familiale. Le montant n'est pas inventé. Ce qui est trompeur, c'est de l'appeler un salaire, et de le présenter comme la réalité du métier. Décryptage, chiffres officiels à l'appui.
Le calcul, tout de suite
Sur ces 6 000 €, plus d'un tiers n'est pas un revenu mais un remboursement de frais engagés pour les enfants.
6 000 € annoncés, moins 3 952 € de coût réel pour cinq enfants (26 € par jour et par enfant), il reste 2 048 € par mois.
Ce métier s'exerce en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Soit 2,80 € de l'heure.
Chaque chiffre est détaillé et sourcé plus bas.
Le titre a fait son travail : plus de 2 400 réactions et près de 800 commentaires en quelques heures. Beaucoup se résument à la même phrase, que les assistants familiaux connaissent par cœur : « elles font ça pour l'argent ».
Nous n'allons pas contester le chiffre annoncé par cette professionnelle. Nous allons faire l'inverse : le prendre pour argent comptant, et regarder ce qu'il en reste une fois la comptabilité faite. C'est bien plus instructif.
1. Cinq enfants accueillis, ce n'est pas le métier d'assistant familial
La professionnelle interrogée le dit elle-même dans la vidéo : sa situation est exceptionnelle. Elle a raison, et les statistiques nationales le confirment largement.
L'agrément d'assistant familial précise le nombre de mineurs pouvant être accueillis, dans la limite de trois (article L421-5 du code de l'action sociale et des familles). Des dérogations existent, mais elles restent minoritaires. Surtout, la réalité des agréments délivrés est très éloignée du plafond :
- 77 % des premiers agréments n'autorisent l'accueil que d'un seul enfant, et 20 % de deux enfants (DREES, Études et Résultats n° 1304, juillet 2024).
- En 2021, près de 71 000 enfants et jeunes majeurs étaient accueillis par 38 000 assistantes familiales, soit une moyenne de 1,87 enfant par professionnelle.
Autrement dit, l'assistante familiale de la vidéo accueille près de trois fois le nombre moyen d'enfants. Généraliser sa situation à la profession revient à décrire le salaire des Français à partir de celui d'un cadre dirigeant.
Et il faut ajouter une donnée que personne ne mentionne jamais : la quasi-totalité des assistantes familiales souhaiterait n'accueillir qu'un seul enfant (même source DREES). Les agréments à trois places ne sont donc pas un choix de confort financier. Ce sont des places ouvertes sous la pression de la pénurie, dans un système qui ne trouve plus assez de familles d'accueil.
Accueillir plusieurs enfants placés n'est pas une multiplication de revenus, c'est une multiplication de la charge. 23 % des enfants accueillis en famille d'accueil disposent d'une reconnaissance administrative du handicap, contre 15 % en établissement, et seulement 4 % dans la population générale des 5 à 20 ans. Cinq enfants placés, c'est cinq histoires de rupture, cinq suivis, cinq réseaux de partenaires, souvent des troubles du comportement et des rendez-vous médicaux ou éducatifs en cascade.
2. Une grande partie de ces 6 000 € n'est pas du salaire
C'est le cœur du malentendu, et il est structurel.
La rémunération d'un assistant familial se compose de deux blocs, qui figurent tous les deux sur le bulletin de paie, ce qui entretient la confusion :
- La rémunération proprement dite, qui est un salaire, soumis à cotisations et à l'impôt sur le revenu.
- L'indemnité d'entretien, qui n'est pas un revenu. C'est un remboursement de frais engagés pour l'enfant, destiné à couvrir la nourriture, l'hébergement, l'hygiène corporelle, les loisirs familiaux et les déplacements de proximité (article D423-22 du CASF).
Cette indemnité ne peut être inférieure à 3,5 fois le minimum garanti par jour et par enfant. Le minimum garanti étant fixé à 4,35 € depuis le 1er juin 2026, le plancher légal s'établit aujourd'hui à 15,23 € par jour et par enfant.
La professionnelle évoque un montant de 14 € et quelques. Cet écart s'explique probablement par la date d'enregistrement de l'interview, antérieure à la dernière revalorisation. Si en revanche ce montant est celui perçu aujourd'hui, alors c'est le plancher légal qui n'est pas respecté, et cela mérite d'être vérifié.
Reconstituons la fiche de paie sur la base des minima légaux, pour cinq enfants accueillis :
| Poste | Montant mensuel |
|---|---|
| Rémunération brute (1 SMIC + 4 × 70 SMIC horaire) | 5 314 € |
| soit un net d'environ | 4 200 € |
| Indemnité d'entretien (5 × 15,23 € × 30,4 jours) | 2 315 € |
| Total apparaissant sur le bulletin | ≈ 6 515 € |
Le compte y est. Les 6 000 € annoncés correspondent bien à ce que la professionnelle voit en bas de son bulletin de paie. Mais plus d'un tiers de cette somme n'est pas un revenu. C'est de l'argent qui ressort du compte bancaire pour nourrir, chauffer, laver, habiller et transporter cinq enfants.
Personne ne dirait d'un commercial qu'il « gagne 4 000 € » en additionnant son salaire et ses notes de frais.
3. L'indemnité d'entretien ne couvre pas ce qu'elle est censée couvrir
Voilà le vrai sujet, et il ne concerne pas seulement la dame de la vidéo, mais les 38 000 professionnelles du pays.
Nous avons chiffré poste par poste ce que coûte réellement un enfant accueilli, pour un enfant de 8 à 12 ans, hors zone tendue, sur une base de 30,4 jours par mois :
| Poste | €/mois | €/jour |
|---|---|---|
| Alimentation (3 repas et un goûter) | 245 | 8,05 |
| Cantine (environ 140 jours par an à 4,50 €) | 52 | 1,70 |
| Hébergement (chambre et quote-part des communs, environ 19 m²) | 160 | 5,25 |
| Énergie (chauffage, électricité, eau chaude, lessives) | 55 | 1,80 |
| Eau | 15 | 0,50 |
| Hygiène et produits d'entretien | 25 | 0,80 |
| Déplacements de proximité (environ 230 km à 0,45 €) | 105 | 3,45 |
| Loisirs familiaux, sorties, restaurant occasionnel | 45 | 1,50 |
| Usure et renouvellement (literie, mobilier, électroménager) | 30 | 1,00 |
| Quote-part des abonnements et assurances | 20 | 0,65 |
| Surcoût de gabarit du véhicule (voir plus bas) | 50 | 1,65 |
| Total | 802 | 26,35 |
Le coût réel se situe donc entre 25 et 30 € par jour, contre 15,23 € versés. L'indemnité couvre à peine 58 % de ce qu'elle est censée financer.
Un chiffre officiel suffit d'ailleurs à démontrer l'absurdité du plancher actuel : l'URSSAF évalue un seul repas à 1 minimum garanti, soit 4,35 €. Trois repas et un goûter représentent donc, selon le barème de l'État lui-même, 13 à 17 € par jour. L'indemnité d'entretien ne couvre même pas la nourriture, avant même d'avoir parlé de logement, de chauffage ou de transport.
Précisons que selon les départements, la cantine et les frais kilométriques sont parfois remboursés en sus. Dans ce cas, le coût résiduel retombe autour de 19,50 € par jour, ce qui reste supérieur au montant versé.
Le surcoût du véhicule, jamais compensé
Le barème kilométrique couvre les trajets effectués pour l'enfant. Il ne couvre pas le fait qu'un assistant familial est contraint de rouler dans un véhicule plus grand en permanence, y compris pour ses déplacements privés. On ne « désaccueille » pas sa voiture le week-end.
Sur une base de 15 000 km par an, le surcoût d'un sept places par rapport à une compacte s'établit ainsi :
| Poste | €/an |
|---|---|
| Dépréciation (surcoût d'achat d'environ 7 000 € amorti sur 8 ans) | 875 |
| Carburant (1,5 L/100 km supplémentaires à 1,75 €/L) | 395 |
| Assurance (valeur et gabarit supérieurs) | 130 |
| Entretien, pneus, freins (masse supérieure) | 120 |
| Carte grise (chevaux fiscaux supplémentaires, amortis) | 25 |
| Total | 1 545 |
Soit environ 0,10 € par kilomètre de surcoût structurel. En retirant les kilomètres déjà couverts par les déplacements de proximité, il reste environ 1 220 € par an à la charge de la famille, soit 50 € par mois et par enfant pour deux accueils.
4. Alors, il reste combien ?
Cas de la vidéo : cinq enfants
Partons du chiffre annoncé, 6 000 €. Retirons le coût réel de cinq enfants, soit 26 € × 5 × 30,4 = 3 952 €.
Il reste 2 048 €.
Ce métier s'exerce 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Sur une présence continue de 730 heures mensuelles, cela représente 2,80 € de l'heure. Même en ne comptant que 16 heures de veille effective par jour, on aboutit à 4,21 € de l'heure, soit moins de la moitié du SMIC net horaire.
Cas de l'assistant familial moyen : deux enfants
C'est la situation qui aurait mérité une vidéo.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Rémunération nette | ≈ 2 155 € |
| Indemnité d'entretien (2 × 15,23 € × 30,4) | 926 € |
| Total versé | 3 081 € |
| Coût réel des deux enfants (26 € × 2 × 30,4) | − 1 581 € |
| Reste réel | ≈ 1 500 € |
1 500 €. L'équivalent d'un SMIC net, pour deux enfants placés gardés en continu, sans horaires, sans week-ends, sans possibilité de rentrer chez soi le soir puisqu'on y est déjà.
Et ce montant est encore surestimé, car il ne tient compte ni de l'impôt sur la part salariale, ni de tout ce qui suit.
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5. Ce que le chiffre ne dit pas du tout
Les jours d'absence
L'indemnité d'entretien n'est versée que pour les jours de présence effective de l'enfant. Or lorsque l'enfant part en séjour, retourne en famille ou est hospitalisé, le chauffage, la taxe foncière, le crédit immobilier et l'assurance continuent de courir. La chambre reste la chambre de l'enfant, elle ne se loue pas à la semaine.
Trente jours d'absence par an et par enfant représentent 457 € d'indemnité perdue, alors que près de 35 % des charges sont fixes. Sur deux accueils, c'est près de 1 000 € par an que l'assistant familial finance seul.
Le cadeau de Noël à 45 €
Dans le Pas-de-Calais, l'indemnité de cadeau de Noël s'élève à 45 € par an et par enfant. Les familles françaises offrent en moyenne 8 à 9 cadeaux par enfant à Noël, et un enfant placé fait souvent plusieurs repas de fêtes, chez l'assistant familial, dans la famille de l'AF et dans sa famille d'origine. Cette enveloppe revient donc à environ 5 € par cadeau.
Et pour l'anniversaire ? Rien. Aucune indemnité.
Prenons un exemple concret. Un enfant arrive en janvier, son anniversaire tombe en mars. L'assistant familial lui offre un cadeau sur son propre salaire, parce qu'il est évidemment hors de question de laisser un enfant placé sans cadeau d'anniversaire. Il devra attendre décembre pour percevoir 45 €, qui devront servir à Noël.
Ce n'est pas un détail administratif. C'est ce qui se passe dans des dizaines de milliers de foyers chaque année.
Le domicile est l'outil de travail, et la famille entière travaille gratuitement
La DREES a consacré en janvier 2026 une étude entière à ce point : dans ce métier, la sphère professionnelle est étroitement liée à la sphère privée, avec des conséquences directes sur les conditions de travail et l'organisation quotidienne.
Concrètement, cela signifie que :
- Le conjoint de l'assistant familial est évalué lors de l'agrément, participe à l'accueil, subit les contraintes du placement, accompagne aux rendez-vous, et n'est ni rémunéré ni reconnu.
- Les enfants du foyer partagent leur maison, leur salon, leur temps parental et leurs vacances avec des enfants qu'ils n'ont pas choisi d'accueillir.
- Il n'existe aucun lieu de repli. Le lieu de travail est la cuisine, le salon, la salle de bain. On ne « rentre » pas du travail.
- Les vacances familiales se prennent souvent avec les enfants accueillis, avec une prise en charge employeur très variable et souvent partielle, ou ne se prennent pas.
Aucune autre profession du secteur social ne fonctionne ainsi. Un éducateur en MECS a un domicile, une équipe, des horaires et des relèves.
Un investissement de chef d'entreprise, sans aucune des protections
C'est l'angle mort total du débat public.
Pour être agréé et pour accueillir plusieurs enfants, un assistant familial doit disposer d'un logement adapté : une chambre par enfant, des espaces de vie suffisants, parfois des aménagements pour un enfant en situation de handicap. Cela signifie très concrètement acheter plus grand. Selon les régions, c'est plusieurs dizaines de milliers d'euros de surcoût, et parfois plus de cent mille, financés à crédit sur vingt ans. Il faut y ajouter un véhicule de sept (ou plus) places, le mobilier, la literie, l'électroménager dimensionné pour six ou huit personnes.
L'assistant familial engage donc un capital comparable à celui d'un dirigeant de très petite entreprise. Mais il ne bénéficie d'aucune des protections qui vont avec ce statut, et il supporte un risque que peu de professions connaissent.
En cas d'urgence, le président du conseil départemental peut suspendre l'agrément pour une durée pouvant aller jusqu'à quatre mois (article L421-6 du CASF). Le retrait de l'agrément entraîne le licenciement. Une information préoccupante, y compris lorsqu'elle se révèle par la suite non fondée, peut ainsi suspendre puis mettre fin à une carrière en quelques mois.
Pendant ce temps, le crédit immobilier contracté pour la maison plus grande, lui, continue de courir. Il n'existe ni indemnisation du risque, ni assurance professionnelle couvrant ce cas, ni reconversion organisée. Le patrimoine engagé pour exercer le métier reste sur les épaules de la famille.
À cela s'ajoute une instabilité permanente du revenu : le départ d'un enfant, décidé par un juge ou par le service, fait chuter la rémunération du jour au lendemain, sans préavis et sans que le professionnel ait la moindre prise sur la décision. Un revenu de 6 000 € qui peut perdre 860 € en un mois n'est pas comparable à un salaire de 6 000 €.
6. Et pour le département, ça coûte quoi ?
C'est la question que la vidéo ne pose jamais, et c'est celle qui renverse complètement la perspective.
En 2024, sur 9,4 milliards d'euros de dépenses d'accueil de l'aide sociale à l'enfance, 2,7 milliards ont été consacrés à l'accueil familial, soit 28 % du budget pour 35 % des enfants. Tout compris, rémunération, indemnités et suivi éducatif, une place en famille d'accueil revient à environ 95 € par jour. Une place en établissement se situe couramment entre 150 et 250 € par jour.
Autrement dit : l'accueil familial accueille proportionnellement plus d'enfants qu'il ne coûte cher. C'est le mode de prise en charge le plus économique du système, et c'est précisément celui sur lequel on refuse de revaloriser une indemnité de frais.
Ajoutons un point que les élus locaux devraient entendre : l'indemnité d'entretien étant un remboursement de frais professionnels, elle n'est pas soumise à cotisations sociales. La porter de 15 à 30 € coûterait au département exactement le montant de la hausse, là où une revalorisation salariale équivalente coûterait environ 1,45 fois ce montant. C'est le levier de reconnaissance le moins cher dont dispose un conseil départemental.
Un placement de qualité
Et ce n'est pas seulement le moins cher. C'est aussi celui que les instances internationales recommandent en priorité. Les Lignes directrices des Nations unies relatives à la protection de remplacement pour les enfants, adoptées par consensus par l'Assemblée générale en décembre 2009 (résolution A/RES/64/142), posent le principe que la prise en charge en milieu familial doit être privilégiée chaque fois qu'elle est adaptée à la situation de l'enfant, et tout particulièrement pour les plus jeunes. Le Conseil de l'Europe tient le même discours depuis 2010 en appelant les États à réduire la place de l'accueil institutionnel.
La France fait l'inverse. La part des enfants confiés accueillis en famille est passée de 56 % en 2006 à 35 % fin 2024, tandis que l'accueil en établissement est devenu la première modalité de prise en charge. Nous nous éloignons donc chaque année un peu plus de ce que recommandent l'ONU et le Conseil de l'Europe, faute d'assistants familiaux, et faute d'avoir maintenu des conditions d'exercice tenables.
7. Si c'était si rentable, il y aurait la queue
Voilà l'argument que six mille commentaires indignés ne parviendront jamais à contourner.
La part des enfants confiés accueillis en famille d'accueil est passée de 56 % en 2006 à 40 % fin 2021, puis à 35 % fin 2024. Le nombre d'agréments a reculé de 8 % entre 2012 et 2023. Les départements peinent à recruter, les places manquent partout, et des enfants attendent un lieu d'accueil.
Un métier à 6 000 € par mois pour « garder des enfants » ne connaîtrait pas cette hémorragie. Ce qui se vide, ce n'est pas une profession trop payée. C'est une profession dont on a laissé les conditions matérielles se dégrader jusqu'à ce qu'elle ne soit plus tenable.
Ce que nous demandons
- Porter l'indemnité d'entretien à 30 € par jour et par enfant, ce qui correspond au coût réel documenté ci-dessus. Rappelons que les 3,5 minimums garantis constituent un plancher, pas un plafond : rien n'interdit à un département de faire mieux dès aujourd'hui et certains le fond.
- Moduler l'indemnité selon l'âge de l'enfant. Un nourrisson et un adolescent de 15 ans n'ont pas le même coût, et ouvrent pourtant droit au même forfait.
- Maintenir une indemnité réduite les jours d'absence de l'enfant, à hauteur des charges fixes qui continuent de courir.
- Créer une indemnité d'anniversaire et revaloriser l'indemnité de Noël à un niveau décent.
- Reconnaître et couvrir le risque patrimonial pris par les assistants familiaux pour exercer leur métier.
Un dernier mot
Nous n'en voulons pas à cette professionnelle, qui n'a fait que répondre honnêtement à une question sur ses revenus, et qui a d'ailleurs pris soin de préciser que sa situation était exceptionnelle. Cette précision n'a simplement pas survécu au montage ni au titre.
Nous en voulons à un format qui transforme une réalité complexe en un chiffre indignant, et qui alimente pour des mois le soupçon que subissent quotidiennement 38 000 professionnels : celui de faire du profit sur des enfants placés.
La réalité, c'est un SMIC pour deux enfants gardés 24 heures sur 24, une maison hypothéquée, une famille entière mobilisée sans rémunération, et 45 € pour Noël.
Vous êtes assistant familial et vous souhaitez témoigner de l'écart entre l'indemnité perçue et vos dépenses réelles ? Écrivez-nous, nous publions les témoignages de manière anonyme.
Sources : DREES, Études et Résultats n° 1304 (juillet 2024) et n° 1291 (décembre 2023) ; DREES, enquête nationale sur les assistants familiaux 2021 ; DREES, Les Dossiers de la DREES n° 131 et édition 2026 ; arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du SMIC ; articles L421-5, L421-6, D423-22 et D423-23 du code de l'action sociale et des familles.
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